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MARECO 58 : Restauration de la fonctionnalité de réseaux de mares
Les mares sont des milieux souvent oubliés mais riches en biodiversité. On estime qu’en France presque la moitié des mares ont disparu depuis 1950, il devient primordial de continuer de se soucier de ces habitats qui servent de zones de refuges, d’alimentation et/ou de reproduction que ce soit pour le gibier ou pour d’autres espèces tels que les amphibiens, et les odonates, …
La Fédération Départementale des Chasseurs de la Nièvre agréée au titre de protection de l’environnement continue son travail dans la restauration et la création de mares. Le programme MARECO 58 financé par des subventions publiques (70 % par le Fonds Vert et 30 % par le FEDER) et piloté par le Bureau d’études de la FDC 58 vise à créer ou restaurer 35 à 60 mares d’ici fin 2027. Il se déroule sur le site Natura 2000 « Bocage, forêts et milieux humides des Amognes et du bassin de la Machine » comprenant 28 communes :
- BEARD
- BEAUMONT-SARDOLLES
- BILLY-CHEVANNES
- BONA
- CHAMPVERT
- CIZELY
- COULANGES-LES NEVERS
- DRUY-PARIGNY
- LA FERMETE
- IMPHY
- LIMON
- LA MACHINE
- MONTIGNY-AUX-AMOGNES
- SAINT BENIN-D'AZY
- SAINT-ELOI
- SAINTE-MARIE
- SAINT-FIRMIN
- SAINT-JEAN-AUX-AMOGNES
- SAINT-LEGER DES-VIGNES
- SAINT-OUEN-SUR-LOIRE
- SAINT-SULPICE
- SAUVIGNY-LES-BOIS
- SAXI-BOURDON
- SOUGY SUR-LOIRE
- THIANGES
- TROIS-VEVRES
- VAUX D'AMOGNES
- VILLE-LANGY

Objectif de la restauration/création de mares
Le programme MARECO 58 « MAres RÉseaux et Connectivités » vise à améliorer la fonctionnalité écologique des réseaux de mares* en restaurant celles étant caractérisées comme non-fonctionnelles ou en créant des mares s’inscrivant dans la continuité écologique. La fonctionnalité des mares sera évaluée à partir des amphibiens (utilisation de l’indicateur IECMAr), ce sont des espèces représentatives des milieux étudiés, peu mobiles et sensibles à la fragmentation. Ils sont régulièrement utilisés dans la définition des Trames vertes et bleues locales et sont considérés comme des espèces « parapluies » qui, en raison de fortes exigences écologiques, reflètent une bonne qualité et fonctionnalité des milieux, favorisant indirectement des espèces moins exigeantes et plus mobiles. Cette évaluation permettra d’établir un ordre de priorité pour les mares à restaurer (selon le résultat de l’indicateur IECMAr).
La continuité écologique fait appel à la présence de « corridors écologiques » qui sont des voies de déplacement empruntées par la faune et la flore. Ils leurs permettent de communiquer entre les différents réservoirs de biodiversité et de réaliser leur cycle de vie, favorisant ainsi l’échange génétique. Les corridors écologiques peuvent prendre différentes formes telles que :
- Les corridors linéaires (haies, chemins, bandes enherbées, etc.)
- Les corridors discontinus ou en « pas japonais » (ponctuation d’espaces-relais ou d’ilots-refuges, mares permanentes ou temporaires, bosquets…)
- Les corridors paysagers (mosaïque de structures paysagères variées)

La continuité écologique est altérée par la fragmentation des habitats causée par des obstacles qui freinent la libre circulation des espèces, ce morcellement peut être dû à des routes, des voies ferrées, etc.
Le programme MARECO 58 prend en compte ces éléments susceptibles de nuire à la connectivité des habitats, notamment les infrastructures pouvant isoler les mares et impacter le réseau écologique.
*Définition d’un réseau de mares

Un réseau de mares regroupe au minimum 5 sites (mares et plans d’eau d’une surface inférieure à 1 ha) avec une distance maximale entre chaque site de 2 kilomètres, ce qui correspond à la distance de déplacement maximale moyenne observée pour 90 espèces d’amphibiens à travers 166 publications scientifiques (Smith et Green, 2005). Le programme met l’accent sur l’importance de la connectivité des habitats pour le déplacement de la faune. Un réseau de points d’eau peut constituer un corridor offrant la possibilité aux espèces de réaliser des échanges génétiques nécessaire au maintien des populations.
La priorisation et sélection des sites-travaux s’effectuera au sein des « patchs non fonctionnels » avec un objectif de restaurer des mares peu ou non fonctionnelles permettant de relier ou d’agrandir des « patchs fonctionnels » au sein du réseau considéré. L’objectif sera de travailler sur 10 % (pour un effet notable) à 50 % des mares du réseau (pour conserver une diversité de stades d’évolution des mares).
Déroulement du programme
Nous avons besoin de vous !
- La première étape du programme est l’identification des mares du territoire d’études. La Fédération Départementales des Chasseurs de la Nièvre s’appuie sur les chasseurs pour recenser les mares de la zone d’étude, qu’elles nécessitent ou non des travaux de restauration et pour indiquer à la Fédération les zones favorables à la restauration de mares.
Un appel à manifestations d’intérêts est lancé afin de mobiliser les chasseurs.
Si vous êtes propriétaire, gestionnaire ou simplement informé de la présence d’une mare sur le territoire concerné, n’hésitez pas à nous contacter. Nous cherchons à recenser un maximum d’informations : qu’il s’agisse de mares en bon état ne nécessitant aucune intervention, de celles nécessitant des travaux de restauration, ou encore de zones potentiellement favorables à la création de nouvelles mares.
Contact : Louna VIGNON (chargée de missions à la FDC 58) 07 89 81 82 64 ou fdc@chasse-nature-58.com
2. La deuxième étape consiste à réaliser la caractérisation des mares et plans d’eau sélectionnés comme étant prioritaire* pour les travaux de restauration. Cette étude s’effectue à l’aide du formulaire « Kobotoolbox », outil développé par la FDC 25 (> 30 critères renseignés sur la base des critères du PRAM Normandie)
Systématiquement, les critères de sélection suivants seront respectés : engagement du propriétaire et de l’ayant droit en charge de l’entretien courant du site le cas échéant, fond naturel, et surface inférieure à 1000 m²
3 . A la suite de la caractérisation, un diagnostic est établi pour définir les travaux à mettre en œuvre avec le propriétaire et/ou un « ayant droit »
Lors de ce travail la Fédération Départementale des Chasseurs de la Nièvre s’occupe de la partie administrative, et notamment de la demande d’autorisation à la DDT. Le programme prend également en charge 100% des dépenses afin de restaurer ou de créer les mares.
4. Une convention sera établie pour formaliser les engagements des parties prenantes : propriétaire, FDC et « ayant droit » en charge de l’entretien quotidien du site le cas échéant. Cette convention a pour but que les travaux perdurent dans le temps avec une interdiction de reboucher la mare et une mise en défens obligatoire pour éviter la dégradation prématurée des points d’eau du au piétinement du bétail.
5. Le prestataire qui réalisera les travaux est choisi par la FDC 58, le personnel de la Fédération assurera le suivi technique avec a minima une visite en début et en fin de chantier. Ces travaux seront réalisés hors de la période sensible pour les espèces occupant la mares (automne 2027).
Calendrier prévisionnel : 2026 -2028
Budget prévisionnel : 187 853,43 €
Plan de financement prévisionnel :
Fond Vert (poste ingénierie et travaux) 70 % 131 497,40 €
FEDER (poste travaux) 30 % 56 356,03 €
Total 100 % = 187 853,43 €
